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10/04/2022
Des centaines d’innocents assassinés

La fumée noire au-dessus des forêts noires de Chernihiv

Photo : Service d’Urgence de l’Etat

Chernihiv, une petite ville paisible dans la région la plus septentrionale de l’Ukraine, est appelée à juste titre la ville des légendes. Il y en a beaucoup, même son nom a une origine légendaire. L’une des théories fait référence au mot « noir » dans le nom (« чорний » en ukrainien), en raison des forêts « noires » entourant la ville.

Chernihiv est une ville de près de 300 000 habitants. Les habitants sont fiers de leur ville et de son patrimoine, qui comporte de belles églises et cathédrales, certaines datant du XIe siècle. Avant la guerre, ces gens ne priaient que pour la paix. Mais à la fin février 2022 Chernihiv, qui porte son nom en honneur de ses hautes forêts noires, est devenue littéralement noire elle-même. Son ciel s’est rempli de fumée et de poussière de débris.

Music by the ruins of Chernihiv Photo: Olya Florence
Musique auprès des ruines de Chernihiv
Photo: Olya Florence

Proche de la frontière avec la Russie et la Biélorussie (à moins de 100 km du village de Senkivka où les frontières des trois pays se rejoignent), emplacement stratégique sur la route de Kyiv, Chernihiv a été menacée depuis les premiers jours de l’invasion russe. Elle était de prime abord une des principales cibles que les Russes tenaient à contrôler. Mais les forces armées russes n’ont jamais réussi à occuper la ville héroïquement défendue par l’armée ukrainienne. En conséquence les envahisseurs incapables ont plutôt décidé de détruire la ville et ses habitants.

Au 8 avril, pendant le siège de Cherhiniv, comme l’a rapporté l’administration de la ville, environ 700 civils et militaires ont été tués par la Russie. Tous les crimes de guerre de la Russie ont été documentés, jour par jour.

Chronologie

Du 24 au 25 février

Au petit matin du 24 février, les habitants de Chernihiv se sont réveillés au son des explosions de roquettes et de bombes frappant leur ville. De nombreuses familles ont passé la première nuit de cette nouvelle réalité dans des abris – des centaines de personnes ont dû dormir sur des sols en béton dans les sous-sols des écoles, ne pouvant rentrer chez elles que pendant une courte période pour prendre de la nourriture et de l’eau lorsque cela était possible. Heureusement, les forces armées ukrainiennes ont réussi à défendre Chernihiv contre l’assaut initial des forces d’invasion russes.

Staying overnight at one of Chernihiv schools Photo: Suspilne Chernihiv
Passer la nuit dans l’une des écoles de Tchernihiv. Photo: Suspilne Tchernihiv

Le 25 février, le bâtiment du Service de sécurité de l’État a été touché par des bombardements russes. Par la suite, l’armée russe a pris pour cible une ligne électrique et une station de pompage d’eau dans la ville. Des obus russes ont également touché le dispensaire psychiatrique local.

Le 26 février

Un grand magasin de quincaillerie et d’articles pour la maison appelé « Epicentre » a été bombardé le 26 février. Une heure avant le bombardement, l’administration locale avait annoncé que le magasin « Epicentre » servirait de point de collecte où les habitants pourraient apporter de l’eau, de la nourriture et des vêtements chauds destinés aux personnes dans le besoin. Le même jour, les militaires russes ont déployé plusieurs systèmes de lancement de roquettes « Grad » (« grêlons » en français) pour attaquer des cibles civiles à Chernihiv, notamment des hôpitaux, un jardin d’enfants et une station-service.

Consequences of Russia’s shelling in Chernihiv Photo: Wolfgang Schwan
Conséquences des bombardements russes à Tchernihiv. Photo : Wolfgang Schwan

Le 27 février

Les services publics et les infrastructures civiles de Chernihiv ont commencé à souffrir des bombardements continus et intenses — certaines zones de la ville se sont retrouvées sans chauffage, ni électricité. Les hôpitaux locaux étaient particulièrement menacés car la vie de nombreux patients dépendait du bon fonctionnement des équipements électriques. Les russes ont ensuite bombardé le centre-ville, tentant vraisemblablement de détruire des bâtiments administratifs à proximité. En conséquence, l’un des principaux symboles architecturaux de la ville, qui avait accueilli un cinéma et un centre de jeunesse, a été laissé en ruine.

« Je ne sais pas si nous survivrons »

déclare Katya, une infirmière de 22 ans à Tchernihiv

Du 28 février au 2 mars

Une fumée noire couvrait le ciel de Chernihiv, alors que la quincaillerie « Epicentre » et les bâtiments résidentiels à côté brûlaient durant toute la journée du 28 février. Un missile de croisière russe a touché un autre hôpital, à savoir sa maternité et son service COVID. Les bombardements russes ont détruit plusieurs bâtiments essentiels au soutien civil, laissant les habitants sans accès aux soins médicaux.

Fumée noire s’échappant du magasin « Epicentre » en flammes

Andrii Yarmolenko, le capitaine de l’équipe nationale ukrainienne de football, dont la carrière a commencé à Chernihiv, a critiqué les footballeurs russes pour avoir gardé le silence alors que l’armée russe tuait des civils innocents en Ukraine.

Du 3 au 4 mars

Les forces armées russes ont effectué de nombreux bombardements, des tirs de mortier et des frappes aériennes qui ont détruit de vastes pans de la ville. Tôt le matin, un missile russe a touché un terminal pétrolier. Par la suite, des roquettes russes ont visé une grande zone résidentielle du centre-ville – aucune infrastructure ou base militaire ne se trouvait à proximité. Les envahisseurs n’ont pas réussi à avancer sur Chernihiv, alors ils se sont plutôt concentrés sur le meurtre de civils.

« La dernière fois que Chernihiv a connu un tel bombardement, c’était en août 1941 lorsque les nazis l’ont attaquée. En 2022, c’est la Russie qui commet des crimes de guerre contre la ville et ses habitants. »

Vladyslav Atroshenko, le maire de Chernihiv, a commenté
A residential building in Chernihiv after Russia’s shelling Photo: Marian Kushnir
Un immeuble résidentiel à Tchernihiv après le bombardement russe. Photo : Marian Kushnir

Des dizaines de bâtiments ont été détruits le 3 mars. Des écoles et autres établissements d’enseignement, des hôpitaux, des bâtiments résidentiels, des monuments architecturaux… Le service d’urgence de l’État a fait état de 47 morts et 18 blessés à la suite des frappes aériennes russes. En raison des bombardements intensifs continus, une évacuation sécurisée n’a pas pu être organisée pour les civils. Parmis les personnes à évacuer se trouvaient 11 enfants gravement malades, atteints d’un cancer, qui se cachaient dans un abri anti-bombes.

École détruite №18 à Tchernihiv. Photo: Service d’urgence de l’État

« Je pense que qu’ils ont intentionnellement touché des cibles civiles. Notre maison est détruite, notre voiture est incendiée. »

Valentyn Osypenko, qui a été témoin de toutes les horreurs à Chernihiv, a déclaré

Du 5 au 9 mars

Le nombre de victimes civiles a considérablement augmenté pendant cette période de temps. La Russie a largué plusieurs bombes FAB-500 avec des ogives hautement explosives. L’administration de la ville a fait état de plus de 60 morts et de plus de 400 blessés au 9 mars. Heureusement, certaines des bombes russes n’ont pas explosé lors de l’impact. Elles ont été retrouvées dans des zones résidentielles de la ville. Cependant, elles continuaient de poser un grave danger pour la population locale, aussi longtemps que les courageux services d’urgence n’ont pas pu les désamorcer.

Une bombe russe non explosée désamorcée par les services d’urgence ukrainiens à Tchernihiv. Vidéo : The Sun

« Ce qui m’a surpris, c’est à quel point les attaques étaient aveugles, c’est  le nombre de victimes civiles auxquelles nous avons dû faire face. Beaucoup d’entre elles ont subi des blessures graves, beaucoup d’entre elles sont mortes. »

Le docteur Oleh Luzan, qui travaille au principal hôpital régional de Chernihiv, a déclaré

La situation autour des infrastructures critiques empirait. Les habitants de nombreuses zones n’avaient pas accès au chauffage, à l’eau, au gaz, à l’électricité et à la connexion au téléphone portable. Les gens se cachaient temporairement ou vivaient même 24 heures sur 24 dans des sous-sols ou des abris. Beaucoup d’entre eux avaient perdu leur maison. Ils ne pouvaient même pas envoyer de messages à des amis ou à des proches. Une famille essayant de fuir Chernihiv par ses propres moyens a heurté une mine sur son chemin : 3 personnes sont mortes, 3 autres ont été blessées. Un autre groupe s’est fait tirer dessus par les troupes russes alors qu’ils tentaient de s’échapper de Chernihiv à pied. 4 personnes du groupe ont été tuées et 3 autres ont été blessées.

Le 6 mars, le président ukrainien a décerné à Tchernihiv le titre de ville héroïque pour sa défense héroïque.

Le 11 mars

Dans la nuit du 11 mars les frappes aériennes russes ont détruit deux symboles architecturaux de Chernihiv : un monument local construit au XIXe siècle, devenu plus tard une bibliothèque pour enfants. (Le bâtiment était resté intact pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu’en 2022, lorsque la Russie a envahi le pays), et le stade de football de Chernihiv.

Chernihiv détruite, le 11 mars. Vidéo : Serhiy Lomosa

Après le bombardement des infrastructures essentielles par les forces russes la majeure partie de la ville n’avait plus accès aux services publics, ce qui a provoqué une catastrophe humanitaire.

Du 12 au 13 mars

Les roquettes russes ont frappé l’hôtel « Ukraine », l’un des endroits les plus connus de la ville. Une frappe aérienne dans l’un des quartiers résidentiels de la ville a tué 5 personnes – un frère et une soeur âgés de 3 ans, une fille de 12 ans et leurs parents. Toute la famille a été retrouvée morte sous les décombres.

Victor Onyshchenko paints the damaged Hotel “Ukraine”  that was hit by a Russian airstrike in Chernihiv. Photo: Heidi Levine for The Washington Post
Victor Onyshchenko peint l’hôtel « Ukraine », endommagé, qui a été touché par une frappe aérienne russe à Tchernihiv. Photo : Heidi Levine pour le Washington Post

En raison des bombardements incessants et des attaques de missiles russes, les services communaux n’ont pas pu réparer les dommages causés aux infrastructures civiles essentielles. En conséquence environ 80 % des ménages de Chernihiv n’avaient pas d’électricité. La ville était assiégée. Les habitants ont dû faire la queue dans de longues files d’attente  rien que pour recharger leurs téléphones. Ils ont dû construire des toilettes en plein air et utiliser des générateurs pour cuisiner.

« Il y a d’énormes files d’attente dans des magasins qui n’ont presque rien à offrir. Les gens errent dans la ville à la recherche de nourriture. Les pharmacies n’ont pas de médicaments, on ne peut en trouver que par l’intermédiaire de centres bénévoles où de la nourriture est également disponible. Les gens continuent d’évacuer. Des voitures empruntent un couloir dangereux ; on leur tire dessus »

écrivent les journalistes du Washington Post après 7 jours de siège à Tchernihiv.

Du 14 au 15 mars

L’armée russe a continué de détruire les infrastructures civiles essentielles de la ville. Une partie du bâtiment de l’Université nationale polytechnique de Chernihiv a été complètement endommagée. Les troupes russes ont également ciblé l’infrastructure des services du gaz et de l’eau. Les envahisseurs ont même laissé les habitants de sans nourriture : ils ont bombardé un entrepôt de stockage de nourriture et un marché. Le 14 mars, 10 personnes sont mortes lors des attaques russes persistantes. Pendant ce temps, la Russie a continué de refuser d’ouvrir des couloirs humanitaires pour l’évacuation des civils.

Au 15 mars plus de 100 civils sont morts à Chernihiv sous les bombardements et les obus russes, à compter depuis le début de l’invasion.

Du 16 au 17 mars

Les atrocités commises par la Russie contre les Ukrainiens à Chernihiv se sont poursuivies de manière encore plus cruelle et inhumaine. L’artillerie russe a pris pour cible des civils innocents faisant la queue pour du pain, tuant 14 personnes et blessant plus de 100 personnes. Au total, 53 cadavres ont été transportés à la morgue de Chernihiv le 16 mars.

Killed people on the ground in Chernihiv,  March 16 Photo: Suspilne Chernihiv
Des personnes tuées au sol à Chernihiv, le 16 mars. Photo: Suspilne Tchernihiv

Volodymyr Shyk faisait partie de ceux qui faisaient la queue pour obtenir du pain. Lorsque les bombardements ont commencé, il a été propulsé à terre et son genou s’est déchiré.

« J’ai vu du sang partout », a-t-il déclaré. « Douze personnes ne se sont plus levées. Elles ont été tuées sur le coup. »

Le lendemain, un autre groupe de civils, faisant la queue pour obtenir de l’eau, a été touché par des bombardements russes — 14 personnes sont mortes.

Du 18 au 22 mars

Durant toute cette période Chernihiv se trouvait dans un état de catastrophe humanitaire totale avec presque aucun accès à l’électricité, à l’eau et au chauffage. De nombreuses personnes âgées sont mortes, non seulement à cause des bombardements, mais aussi parce qu’elles n’avaient pas accès aux médicaments essentiels.

Du 23 au 25 ​​mars

L’armée russe a détruit le pont principal de Chernihiv sur la rivière Desna. Il était situé sur la route de Kyiv et fut utilisé par des personnes tentant de fuir la guerre ainsi que par des volontaires qui avaient réussi à évacuer plus de 10 000 civils, indépendamment du fait qu’aucun corridor humanitaire n’avait été ouvert. L’aide humanitaire vers la ville fut également acheminée via le même pont.

The bridge over Desna is destroyed. Photo: unknown
Le pont sur Desna est détruit. Photo : inconnu

Les bombardements russes se sont poursuivis sans répit. Les morgues locales étaient pleines, avec 40 à 45 cadavres réceptionnés par jour, 5 à 6 fois plus qu’en temps de paix.

Dans l’une des interviews, le maire de la ville, Oleksandr Atroshenko, a déclaré : « Ils ne combattaient pas l’armée ici. Ils bombardaient des civils. »

Du 26 au 28 mars

Les bâtiments résidentiels et les infrastructures civiles ont été gravement endommagés sous les bombardements russes. De 15 à 20 civils blessés ont du être transportés chaque jour dans les hôpitaux. Beaucoup d’entre eux sont restés à l’hôpital №2 de la ville, très souvent ensemble avec des familles qui avaient pardu leurs maisons.

« Beaucoup de gens restent enfouis sous les maisons détruites. Les gens sont souvent obligés d’enterrer leurs voisins et leurs proches dans la cour de leur maison. Nous ne pouvons donc même pas compter le nombre exact de victimes. De plus, il y a des blessés qui viennent tous les jours dans les hôpitaux… Certains ne survivront pas aux blessures et beaucoup d’entre eux resteront handicapés à vie. Certains ont perdu une jambe, un œil ou un bras »

a déclaré le secrétaire du conseil municipal de Chernihiv Oleksandr Lomako.
Dozens of wooden coffins are seen in the back of the Chernihiv City Hospital №2.  City residents have been forced to bury their dead in mass graves. Photo:  Heidi Levine / The Washington Post
Des dizaines de cercueils en bois derrière l’hôpital №2.
Les habitants de la ville étaient contraints d’enterrer leurs morts dans des fosses communes. Heidi Levine pour le Washington Post

Un groupe de volontaires qui tentait d’acheminer de l’aide humanitaire à Chernihiv, notamment des médicaments et de la nourriture, a été touché par des tirs d’artillerie russe. L’une des personnes a subi une commotion cérébrale, plusieurs autres ont été blessées.

Du 29 mars au 1er avril.

Même après que la Russie a commencé à retirer ses troupes de la région de Tchernihiv, les bombardements ne se sont pas arrêtés. Le 29 mars, un marché et un centre commercial ont été endommagés et incendiés. L’une des principales bibliothèques de la ville a également été touchée par des tirs d’artillerie.

« J’ai dû fuir parce que tout a été détruit. Il n’y avait ni gaz, ni électricité, ni eau dans la ville. Nos enfants meurent. Mon fils a dû rester à Chernihiv. Je ne pouvais emmener que ma fille avec moi. Ça fait très mal. Maintenant, nous n’avons nulle part où aller, tout notre quartier est détruit. Tout est complètement détruit. »

Kateryna Mykrevych raconte
Chernihiv. Photo: Alexis Diao / The Washington Post
Frappe directe sur l’un des immeubles résidentiels de Chernihiv
Photo : Alexis Diao, The Washington Post

L’armée russe a tiré sur un convoi de 5 bus remplis de civils que des volontaires tentaient d’évacuer. Un volontaire est mort, 4 autres ont été blessés grièvement. Fin mars, il n’y avait toujours pas moyen de quitter la ville en sécurité, notamment par couloirs humanitaires convenus.

Le 1er avril, les forces russes ont bombardé le Centre régional d’oncologie moderne de la ville — trois membres du personnel de l’hôpital ont été blessés.

Du 2 au 8 avril

Les forces armées ukrainiennes ont libéré les villages et les villes de la région de Chernihiv. Les territoires étaient débarrassés des envahisseurs russes. Heureusement l’aide humanitaire a finalement pu parvenir à ceux qui en avaient désespérément besoin. Comme l’a rapporté le maire de Chernihiv, 70% des infrastructures de la ville ont été détruites. Depuis de nouveaux itinéraires ont été aménagés et les routes de la ville ont commencé à être déminées.

Bien que des risques pour la sécurité subsistent, il est difficile de prédire combien de temps il faudra pour déminer toute la zone de la ville et ses environs, qui sont désormais sous le contrôle de l’Ukraine. Un sentiment d’insécurité subsiste néanmoins, car les forces russes pourraient tenter de revenir à nouveau.

Passing by the ruins of the Hotel "Ukraine". Photo: Justin Jau
Passage par les ruines de l’hôtel « Ukraine ». Photo: Justin Jau

Après plus d’un mois de siège russe, le bilan des morts civils à Chernihiv n’est toujours pas établi définitivement. La ville, riche d’une histoire de 1300 ans, s’est littéralement vidée de sa vie. L’espoir revient lentement, mais les habitants survivants de la ville comprennent qu’il reste un long chemin à parcourir pour refaire de Chernihiv un endroit sûr.

Les crimes de guerre de la Russie sont considérables – écoles détruites, hôpitaux, jardins d’enfants, sites du patrimoine culturel en ruines, des dizaines de bâtiments résidentiels transformés en décombres, des centaines de morts et de blessés graves, y compris des enfants. La liste des crimes de la Russie est longue et le monde doit connaître la vérité sur les atrocités russes.

Alors, s’il vous plaît, partagez ces informations à grande échelle, pour que les criminels de guerre russes puissent être traduits en justice et punis pour les crimes qu’ils ont commis.

Par Yaroslav Turbil, né et élevé en Chernihiv

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